Mon rêve pour l’AFMC

2017-06-30

Alors que les préparatifs entourant le 150e anniversaire du Canada battent leur plein, profitons de cette semaine pour réfléchir à ce que signifie le fait d’être Canadien. Notre fierté nationale, nous la devons à une multitude de raisons. Pensons seulement à la réputation dont jouit notre pays en raison de ses politiques sur la diversité et l’inclusion, de son engagement à l’échelle internationale, de ses efforts de maintien de la paix et de son programme d’innovations axé vers l’avenir. Pensons aussi tout particulièrement à la chance que nous avons de vivre dans un pays véritablement libre où, dans la majorité des cas, on respecte les droits de la personne et où la plupart d’entre nous bénéficions des premières nécessités. En tant que médecin, je suis également très fière des systèmes de santé en place au pays. La majorité des Canadiens ont accès à des soins de santé et, généralement parlant, reçoivent les traitements dont ils ont besoin. Dans certains cas, par exemple en ce qui a trait aux populations autochtones, nous n’avons pas encore atteint notre objectif, mais à tout le moins, nous affichons notre volonté de cheminer vers un avenir meilleur.

Il est difficile de croire que l’AFMC fêtera l’an prochain ses 75 ans. Ce sera pour nous l’occasion rêvée de réfléchir à nos réalisations antérieures, de faire le point sur la situation actuelle et de planifier l’avenir. L’AFMC a été créée durant la Seconde Guerre mondiale, en 1943, afin de doter la médecine universitaire d’une voix nationale. Nous avons rapidement développé une affiliation avec nos homologues américains et avons harmonisé nos efforts pour assurer la qualité de l’éducation médicale en procédant à l’agrément des programmes des facultés de médecine, une relation qui continue de grandir jusqu’à aujourd’hui. L’AFMC a joué un important rôle moteur dans la transformation du Conseil de recherche médicale en Instituts canadiens de la recherche en santé. Forts de l’appui de Santé Canada, nous avons mené la charge en soulignant l’importance du mandat de responsabilité sociale des facultés de médecine, ce qui a conduit à l’élaboration de rapports transformateurs dans le cadre des volets prédoctoral et postdoctoral du projet sur l’Avenir de l’éducation médicale au Canada. Je suis extrêmement honorée de faire partie de cette association. 

Lorsque je songe à l’avenir de l’AFMC, je rêve d’une organisation apte à répondre aux besoins de ses facultés, des membres du corps professoral, du personnel, des résidents et des étudiants. Je nous vois appuyer et conseiller les apprenants tout au long de leur cheminement, des études médicales à la résidence, jusqu’à leur entrée dans la pratique. Je nous vois prêter main forte aux étudiants diplômés alors qu’ils démarrent leur carrière comme chercheurs. Nos réseaux universitaires des sciences de la santé veillent à ce que les soins que nous prodiguons soient axés sur le patient. Pouvons-nous préparer les futurs chercheurs à l’ensemble des choix de carrière qui s’offrent à eux, sans les cantonner au milieu universitaire? Pouvons-nous transformer notre culture sur le plan de l’éducation médicale afin qu’elle soit résolument axée sur l’apprenant tout en mettant l’accent sur le mieux-être et la résilience? Pouvons-nous adapter notre système de manière à ce que tous les nouveaux médecins compétents que nous formons débutent un programme de résidence qui leur permettra de faire la promotion de la santé et de prodiguer des soins aux Canadiens? Les facultés peuvent-elles fournir aux cliniciens et aux chercheurs le même appui qu’elles offrent aux apprenants? Au Canada, la réponse à ces questions est un « Oui » retentissant!

 

Geneviève Moineau