C'est la plus belle période de l'année – Efforçons-nous de faire de cette année la meilleure qui soit!

2019-09-06

« Au final, les gens ne se souviendront pas de ce que vous avez dit ou fait; ils se souviendront de ce que vous leur avez fait ressentir. »  Maya Angelou

Nous voici à l’aube d’une nouvelle année universitaire. J’espère que vous avez eu l'occasion de vous ressourcer et de faire le plein d'énergie en famille et entre amis. Qui sait, peut-être en avez-vous profité pour voyager et découvrir de nouveaux horizons. Pour ma part, j’ai passé du bon temps avec mes petits-enfants et je me suis rendue au Brésil où j'ai été subjuguée par la beauté des chutes d'Iguazu. C’était absolument génial! https://twitter.com/gmoineau/status/1169237433977888773

Rien de tel que de revenir en forme et bien reposés pour repartir du bon pied…

Au cours de l'année qui vient de s'écouler, nos doyens, doyens des Affaires étudiantes et doyens des Études médicales prédoctorales et postdoctorales nous ont fait part de leurs préoccupations à l’égard d’un problème persistant : le contexte ardu qui sévit dans le milieu de l’éducation médicale. Nous recevons encore trop de signalements de harcèlement et d'intimidation de la part des étudiants. Selon la version 2019 du Questionnaire à l’intention des diplômés de l’AFMC, 58,3 % des répondants ont indiqué avoir été personnellement victimes de harcèlement et d’intimidation.

Bien que les facultés de médecine aient toutes mis en place un système pour signaler les comportements inappropriés des membres du corps professoral, des précepteurs et du personnel, les apprenants hésitent encore à signaler de tels traitements. Les cas signalés à la direction de la faculté sont traités, mais souvent de manière totalement confidentielle, de sorte que les victimes et leur entourage en ignorent les répercussions.

Nous avons reçu des rapports sur des comportements injustes et inappropriés de la part du corps professoral en ce qui a trait au jumelage des résidents : des questions personnelles inacceptables posées pendant les entrevues, des demandes de documentation au-delà de ce qui a été convenu dans le processus actuel et des programmes qui promettent des places aux étudiants, pour les refuser en bout de ligne.

Nos milieux cliniques sont devenus extrêmement complexes en raison d'une responsabilité accrue accordée aux questions telles que les dossiers médicaux électroniques, les volumes de patients et les temps d'attente. J'ai personnellement vu un médecin frustré par un problème lié au système s'en prendre littéralement à un apprenant au point que je doive intervenir.

Comment les apprenants peuvent-ils devenir des cliniciens compatissants et bienveillants si nous les traitons ainsi? N’oublions pas : c’est à nous de prêcher par l’exemple. Les étudiants nous observent et nous imitent. Nous ne parviendrons à réduire le nombre d’expériences négatives que si nous faisons notre part pour influencer positivement la culture des établissements dans lesquels nous travaillons et qui forment les futurs médecins.

Cette question n’englobe pas uniquement les professeurs universitaires et les précepteurs cliniques. Nous devons mobiliser nos collègues de toutes les professions de la santé, le personnel hospitalier et les apprenants eux-mêmes, car tous ont un rôle à jouer.

Imaginez un avenir où nos milieux de travail cliniques, axés sur des soins de qualité empreints de compassion, se sont également engagés à offrir un milieu d'apprentissage de qualité où tous conjuguent respect et compassion. J'espère que nos partenaires nationaux nous aideront à élaborer des stratégies pour permettre aux individus, aux unités, aux départements, aux établissements de soins et aux facultés de réaliser ce rêve.

Efforçons-nous de faire de cette année la meilleure qui soit!